Publié le Mercredi 7 novembre 2012 à 14:00:00 par Alexandre Combralier
Rocketbirds Hardboiled Chicken (PC)
Chicken gun
Si je vous dis « Poulet », vous penserez probablement à « Purée » ou à « Flic ». Dans la majorité des cas, ce sont ces deux réponses qui reviennent le plus. Rares sont ceux qui s’en éloignent. Encore plus rares ceux qui s’en écartent aussi loin que les Texans de Ratloop. Quand quelqu’un leur a dit « Poulet », ceux-ci ont immédiatement répondu : « Excellente base de scénario pour un plateformer-action 2D, n’est-il pas ? ». La genèse de Rocketbirds : Hardboiled Chicken est entourée de fumée (sans doute celle rejetée par les exotiques produits jamaïcains qui furent consommés avec zèle et application). Il faut dire qu’on a beaucoup de peine à comprendre comment ces Texans en sont arrivés à leur pitch de départ. Rocketbirds : Hardboiled Chicken vous place donc dans la peau (ou plutôt les plumes) du Poulet dur à cuire éponyme. Un poulet tout à fait normal, à ceci près qu’il parle, qu’il porte des kalachs et qu’il est barraqué comme Stallone. Bien évidemment, Hardboiled Chicken et ses potes poulets doivent arrêter des Manchots totalitaires avant qu’il ne soit trop tard.
Le scénario de Rocketbirds : Hardboiled Chicken est légèrement barré. A peine. L’ambiance restera peu ou prou la même durant toute l’aventure : entre des dialogues souvent risibles, jamais lourdingues et des décors fourmillant de clins d’œil et autres pures déconnades, impossible de s’y tromper, Rocketbirds : Hardboiled Chicken ne se prend jamais au sérieux et c’est tant mieux. La force de son humour 100 % non-sense, jusqu’à la séquence de fin, réside cependant bien plus dans ces petites touches successives de dérision que dans les cut-scenes, trop longuettes et curieusement moins drôles. On vous conseille d’ailleurs de jouer en version originale, même si une traduction française est proposée.
Rocketbirds : Hardboiled Chicken est donc un jeu drôle, et il nous fallait commencer par là tant on trouve que trop rares sont les softs qui misent à ce point sur la carte dérision. Mais dans « jeu drôle », il y aussi « jeu », et il nous faut donc voir ce qui différencie le soft de Ratloop du premier Carambar venu. Les joueurs de la version PS3, sortie il y a pile-poil un an, ne seront pas dépaysés : Rocketbirds : Hardboiled Chicken est un jeu en 2D finalement très classique, alternant entre séquences de plateforme, d’énigmes et d’action.
Les phases de combat jouent dans un registre encore plus connu. Aucune touche « Recharger » (mais il faudra veiller à récupérer les munitions laissées par les ennemis), assez peu de possibilités de mise à couvert (parfois, derrière une caisse ou dans l’arrière-plan du décor), très peu de types d’ennemis différents, et quatre armes disponibles (les grenades, le pistolet, le fusil automatique et le fusil à pompe). On tire nécessairement horizontalement, le plus simplement du monde, debout ou accroupi. Ratloop a eu le bon goût de ne pas inclure une barre de vie auto-régénérante qui aurait certainement rendu les affrontements plus bourrins. En l’occurrence, ils pourront d’abord être périlleux au cas où le joueur serait cerné (surtout que le Hardboiled souffre d’une inertie parfois exaspérante), mais, une fois la bonne technique retenue, ils ne devraient poser plus aucun problème.
Rocketbirds : Hardboiled Chicken se distingue heureusement par ses insectes à cervelle. Expliquons-nous : le « Brain Bugs » est une sorte de grenade que le joueur peut lancer sur n’importe quel ennemi pour en prendre le contrôle. Il pourra bien sûr s’en servir pour tuer d’autres ennemis sans user ses munitions. Mais, là où ça devient plus intéressant, c’est lorsqu’il devient nécessaire de jouer avec le contrôle de nos adversaires Manchots dans la résolution d’énigmes.
Une monotonie qui n’est en revanche aucunement entretenue par l’ambiance graphique du jeu. On vous fera d’ailleurs voir du pays entre la jungle, le centre-ville, les souterrains, le musée, la fusée... En tant que projet indépendant, Rocketbirds : Hardboiled Chicken ne vous arrachera certes pas vos deux précieux globes. Mais les décors, non seulement variés, sont aussi très réussis : on ne s’est pas moqué de nous, il s’agit bien de la 2D des années 2010. Ce qu’on constate le mieux sur les jeux de lumière, sacrés succès d’une direction artistique franchement agréable à l’œil.
Une monotonie qui aura d’ailleurs encore moins le temps de s’installer si l’on considère la durée de vie du jeu : trois petites heures en mode solo. C’est très court, même pour un titre vendu huit euros. Or c’est lorsque l’on a l’impression que le jeu va vraiment commencer et nous offrir des séquences plus enivrantes, que le générique de fin apparaît. Les 15 chapitres originaux sont cependant complétés par une toute nouvelle campagne en coopération jouable, et, autre nouveauté,, aussi bien en local qu’en online. 10 chapitres supplémentaires qui viennent forcément compenser l’étroitesse du contenant. Néanmoins, la campagne multijoueur se déroule la majorité du temps sur des environnements de la campagne solo, et surtout n'est pas aussi inspirée que ce que l'on aurait souhaité.
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