Pet Shop Boys : Super

 

Publié le Jeudi 31 mars 2016 à 16:00:00 par Cedric Gasperini

 

Critique de l'album Super de Pet Shop Boys

Ou sans plomb ?

imagePet Shop Boys sortent « Super ». Leur 13ème album. La question qui se pose est donc de savoir si le chiffre 13 va leur porter bonheur et si, Super, c’est super ou non.

L’album est disponible le 1er avril 2016. Il comprend 12 titres. Le premier single, « The Pop Kids », est sorti le 18 mars dernier, avec deux (excellents) morceaux inédits : « In Bits » et « One-Hit Wonder ».

« Super » sort sur le label du groupe, x2 et est distribué par Pias dans notre beau pays. On ajoutera, enfin, que l’album est produit par Stuart Price, qui a notamment travaillé avec Madonna (Confessions on a Dance Floor), The Killers, mais qui a aussi produit leur dernier (excellent) album, « Electric ». Neil Tennant et Chris Lowe fêtent leurs 30 ans de carrière depuis la sortie de leur premier album « Please ». Alors, toujours la niaque ?

Happiness – 4’04
L’album s’ouvre sur ce morceau aux paroles minimalistes" « It's a long way to happiness, a long way to go. But I’m gonna get there, boy, the only way I Know. ». Electrique avec un refrain aux accents country. Rythmé, plaisant, joyeux, un morceau qui met parfaitement en condition.


The Pop Kids – 3’55
Le premier single de l’album. Une chanson à l’ambiance nostalgique, très pop, très Pet Shop Boys. Pas forcément très percutant, mais dans lignée de ce que fait le groupe depuis 30 années maintenant. Impeccable.


Twenty-Something – 4’22
Synthé minimaliste, boite à rythme, voix de Neil Tennant posée, le tout avec un petit côté mélodie « russe » pas désagréable. Dansant sur un mélange de joie et de nostalgie.

Groovy – 3’29
Un morceau d’electro-pop dansant et plutôt plaisant. Là encore dans la lignée de ce que le groupe fait régulièrement. Pas la puissance d’un single, mais qui donne quand même envie de se déhancher sur le dancefloor.

The Dictator Decides – 4’50
Ballade electro-pop où Neil Tennant place une voix grave et profonde, sous les rythmes et synthés impeccables aux boucles accrocheuses. Une des meilleures chansons de l’album, qui raconte l’histoire d’un dictateur fou se lamentant de l’admiration forcée de ses sujets. On hésite entre les références à Trump et Poutine, pour le coup…

Pazzo ! – 2’44
Morceau Dance instrumental assez court, comme une parenthèse. Simple, sans grande envergure, mais pas désagréable.

Inner Sanctum – 4’18
Sans doute la chanson la plus réussie de tout l’album. Rien qu’à l’écoute, on imagine la foule, les spots, les bras qui se lèvent, les gens qui sautent… le tout avec une envolée pour le final qui reste gravée dans la mémoire. Efficace. Sublime.


Undertow – 4’15
On continue un peu dans la même veine. Une chanson Electro qui vous fait bouger. Rythmée, synthés et basse omniprésents, un refrain qui claque… un single en puissance ?

Sad Robot World – 3’18
La petite ballade de l’album. Elle sonne un peu comme une démo, avec son synthé simple, sans chichi, presque sans arrangement. Voix hachée, percussions basique… Minimaliste mais bigrement efficace. Une très jolie chanson qui mériterait quelques remixes plus aboutis histoire de voir si cela pourrait encore la magnifier.

Say it to me – 3’08
Une chanson Dance assez classique dans sa construction avec là encore une belle harmonie, entre synthés, basse et percussions. Du déjà entendu de la part de Pet Shop Boys, mais ce n’est pas forcément un reproche. Si elle ne devrait pas rester dans les mémoires, elle n’est pas pour autant désagréable. 

Burn – 3’53
Une chanson eletro-dance, à base de boucles synthé entrecoupées, lignes de basses, boîte à rythme, voix envolée de Neil Tennant… Un petit côté années 80 pas désagréable également… Un des meilleurs morceaux de l’album.

Into Thin Air – 4’17
Une ambiance à nouveau nostalgique, un synthé impeccable, un refrain efficace… une petite chanson idéale pour terminer l’album sur une bonne note.

Pour conclure, j’avoue ne pas avoir été tout à fait convaincu aux premières écoutes de l’album. Décontenancé sans doute par le côté minimaliste de nombreuses chansons, assez inhabituel pour le groupe, tout en y retrouvant les mélodies et le style qu’ils ont adopté depuis quelques albums. Moins electro que leur dernier opus « Electric », moins pop que celui d’avant, « Elysium »… j’ai eu du mal à le situer, et sans doute à me situer tandis que je n’arrive toujours pas à décrocher de l’album de New Order « Music Complete » sorti en septembre dernier.
Mais finalement, après quelques temps, j’ai quand même succombé au charme. Quelques perles telles que Inner Sanctum, Sad Robot World et quelques hits tels que The Pop Kids, Happiness, Burn ou Undertow ont fini de me convaincre de la qualité de l’album. Inner Sanctum tourne en boucle sur mes platines et à chaque passage, je mets le son à fond et saute dans tous les sens dans la pièce. C’est quand même signe d’une belle réussite.

Bref, « Super » n’est sans doute pas leur meilleur album, mais il démontre une nouvelle fois que les « vieux » ont encore la pèche. Pet Shop Boys a su se réinventer, se renouveler, offrir un nouvel album plein de surprises, certaines franchement belles. J’adhère.


 

 
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Pet Shop Boys : Super

Plateformes :

Editeur : Kobalt

Développeur : Pet Shop Boys

PEGI : 3+

Prix : 15 €

Pet Shop Boys : Super

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