WWE 2K26 (PC, PS5, Xbox Series)

 

Publié le Lundi 23 mars 2026 à 12:00:00 par Théo Valet

 

WWE 2K26 (PS5)

Entre nostalgie et combat

imageDéveloppé par Visual Concepts, comme les précédents WWE 2K, et édité par 2K, WWE 2K26 est un jeu de catch qui vous plonge dans le vaste univers de la WWE, que ce soit dans son passé, son présent ou même son futur. Au menu, on retrouve un roster gigantesque avec plus de 400 personnages jouables, 6 modes de jeu principaux et plus de 30 types de matchs. En bref, le jeu a clairement la prétention d’être le FIFA du catch, ou plutôt le NBA 2K du catch, ce qui est assez logique puisqu’il est édité et développé par les mêmes équipes.

De mon côté, et je me dois de bien le préciser car ça influence forcément mon ressenti, je suivais le catch quand j’étais adolescent, il y a une bonne quinzaine d’années. J’ai notamment joué à WWE SmackDown vs. Raw 2011 sur PS2, mais ça reste le seul jeu de catch auquel j’ai vraiment touché. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et j’ai complètement décroché de la WWE. J’arrive donc ici en terrain assez inconnu, en tant que joueur qui n’a pas fait les opus récents et qui découvre tout. C’est un point important à garder en tête en lisant ce test.


imageEt je dois dire que l’entrée en matière fait bizarre. On commence directement par le tutoriel qui nous apprend une multitude de mécaniques, et ça fait peur, très peur. Je suis adepte des jeux de combat comme Mortal Kombat, et là, ce n’est vraiment pas la même chose. On a énormément de combinaisons de touches pour réaliser plein d’actions différentes, qui changent selon notre position sur le ring, ou même en dehors. Le tutoriel est cela dit sacrément complet et couvre toutes les bases nécessaires, mais ensuite il faut pratiquer pour vraiment tout intégrer. Personnellement, je l’ai fait une première fois, puis je suis allé tester les modes de jeu avant de revenir sur certaines leçons pour mieux comprendre ce qui me manquait. Le fait qu’il soit découpé en plusieurs parties est d’ailleurs très pratique.

imageEnsuite, on arrive dans le menu principal, et là, il faut s’accrocher. Il y a énormément de sous-menus, et pour quelqu’un qui n’a jamais joué à un WWE 2K, ça fait vraiment bizarre. On ne sait pas trop par où commencer, et en plus, il n’y a pas vraiment de présentation claire des différents modes de jeu. Heureusement que j’avais le dossier presse pour tout comprendre en détail. C’est un peu dommage que ce ne soit pas directement intégré dans le jeu. 

Personnellement, j’ai commencé par le mode Mon Ascension, qui permet de créer son catcheur et d’écrire sa propre histoire. C’est toujours ce qui m’intéresse le plus dans ce genre de jeu.

imagePour commencer, j’ai passé au moins une heure à le créer et à le personnaliser pour qu’il ait le plus de classe possible. Il y a tellement de possibilités, que ce soit au niveau du physique, des vêtements, des coups, mais aussi de l’entrée et de la sortie, c’est assez fou. Et forcément, les coups viennent des 400 catcheurs présents dans le jeu, donc il y a vraiment de quoi faire. Pareil pour les entrées et les sorties, qui changent même selon certains types de matchs. J’aime particulièrement le fait que rien ne soit bloqué ni payant, on peut vraiment faire ce qu’on veut sans aucune limitation.

Ensuite, il est temps de se battre. Votre catcheur est un ancien lutteur qui revient sur le devant de la scène après une période de retraite, et son retour ne se passe pas vraiment comme prévu. À travers vos choix, vous allez façonner son histoire pour tenter de le ramener au sommet. L’histoire paraît assez classique au début, mais elle réserve finalement pas mal de surprises et de rebondissements qui donnent envie d’aller jusqu’au bout. Tout ça avec des dialogues assez courts et sans cinématiques interminables, ce qui laisse une grande place aux combats, et c’est clairement ce qu’on attend.

imageAu niveau des choix, on peut vraiment faire basculer l’histoire assez rapidement, donc il faut quand même réfléchir un minimum. Cela dit, vous pouvez réécrire certains parcours à la fin pour explorer les autres branches et découvrir les différentes situations prévues par le scénario.

Autre chose que j’ai beaucoup aimée, ce sont les combats en eux-mêmes. On teste plein de types de matchs différents, mais ce que je trouve vraiment intéressant, c’est le système de note attribuée par les spectateurs. Ça pousse à varier ses coups, à prendre le temps de faire des actions spectaculaires pour faire monter la note et obtenir de meilleures récompenses à la fin.

imageLe point qui m’a un peu frustré, en revanche, c’est quand le scénario nous impose une défaite. Je comprends l’idée de ne pas gagner tout le temps pour servir l’histoire, mais c’est assez rageant de se faire démolir dans une cinématique alors qu’on dominait largement le combat. Clairement, il y avait moyen de faire autrement, à la manière de Elden Ring, en proposant un adversaire beaucoup trop fort qui nous bat à la loyale. C’est bien plus logique et surtout beaucoup moins frustrant.

Après avoir fini Mon Ascension, je me suis baladé entre les différents modes de jeu. J’ai commencé par Exhibition, qui regroupe tous les types de combats possibles et imaginables, au nombre de 31, avec l’ensemble des catcheurs du jeu. Clairement, il y a de quoi faire. Mon top 3 se dessine assez vite.

En premier, les modes Ambulance et Cercueil, où il faut littéralement démolir l’adversaire pour pouvoir l’enfermer dedans. C’est brutal, efficace, et très satisfaisant.

imageEn deuxième, le Hell in a Cell, où vous combattez dans une immense cage que vous pouvez escalader pour réaliser des actions complètement folles. Vous pouvez même détruire une partie de la cage avec votre adversaire, grimper jusqu’au sommet à plusieurs mètres de hauteur et vous battre là-haut pour tenter de le jeter dans le vide. Un vrai régal.

En troisième, le mode Inferno, où le ring est entouré de flammes et où la seule façon de gagner est de mettre le feu à son adversaire. C’est complètement absurde, mais justement, c’est ce qui le rend aussi fun.

Je suis aussi assez fan des matchs chacun pour soi avec 4 ou 5 catcheurs, mais c’est vraiment le chaos total. On se fait projeter dans tous les sens, c’est difficile de se concentrer sur un adversaire et, au final, le combat devient vite illisible et pas forcément très beau à regarder.

En tout cas, avec autant de modes et un roster aussi énorme, il y a largement de quoi s’amuser pendant des heures. C’est parfait pour lancer quelques combats rapides sans se prendre la tête.

imageJ’ai aussi adoré le mode Showcase, qui nous fait traverser l’histoire de CM Punk, véritable légende de la WWE. On revit ses combats les plus mythiques, avec en plus sa présence en vidéo pour raconter son parcours, et ça fonctionne super bien. Même en étant déjà fan du catcheur, j’ai vraiment pris du plaisir à suivre tout ça. Par contre, j’aurais aimé que le mode ne se limite pas à lui, et qu’on puisse aussi découvrir l’histoire d’autres superstars pour prolonger la durée de vie.

Je suis en revanche un peu moins fan du système d’objectifs pendant les combats. On doit reproduire certaines actions précises pour avancer, et même si ce n’est pas obligatoire, on a naturellement envie de les suivre, surtout qu’ils donnent de bonnes récompenses. Du coup, ça casse parfois un peu le rythme et la spontanéité des matchs.

imageEnsuite, il y a le mode Univers, qui est vraiment intéressant. Ici, vous choisissez un catcheur et vous suivez sa carrière à travers ses matchs, ses rivalités et les différents événements. Vous pouvez aussi créer des équipes pour les matchs à plusieurs et bien sûr les jouer. C’est un mode simple, mais efficace, qui permet vraiment de se plonger dans le quotidien d’un catcheur.

On peut créer plusieurs univers via différentes sauvegardes, ce qui permet de suivre plusieurs superstars en parallèle. Et surtout, vous pouvez importer vos propres catcheurs créés pour les intégrer dans ces univers. Ça inclut même celui du mode Mon Ascension, et je trouve ça génial de pouvoir continuer son histoire comme une sorte de suite.

Autre mode que j’adore particulièrement, Mon MG, qui permet de gérer les catcheurs et leurs shows d’un point de vue externe. Vous montez votre roster et vous gérez absolument tous les aspects des shows, que ce soit les adversaires, les types de matchs, les arènes, et plein d’autres paramètres. Le but est simple, créer les meilleurs shows possibles pour générer de l’argent et améliorer encore plus les suivants. Évidemment, vous pouvez toujours incarner un catcheur de votre équipe pour jouer les matchs vous-même. Vous pouvez aussi simplement les regarder en tant que spectateur, ou les simuler pour aller plus vite. Étant fan de jeux de gestion, je me régale sur ce mode. Il est un peu technique au début, notamment parce qu’on ne comprend pas toujours toutes les statistiques et leur impact, mais on apprend vite, et dans l’ensemble, c’est plutôt bien expliqué.

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imageOn continue avec Ma Faction, qui ressemble beaucoup au mode Ultimate Team de FIFA. Comme dans FIFA, vous ouvrez des packs pour obtenir des catcheurs et construire la meilleure équipe possible afin de progresser et de l’améliorer. On est clairement sur un mode pensé pour durer dans le temps, avec du contenu ajouté régulièrement, entre nouvelles cartes, packs et événements saisonniers.

Avec votre équipe, vous pouvez jouer en solo à travers des séries de combats où il faut gérer intelligemment qui affronte qui pour aller jusqu’au bout, ce qui est plutôt intéressant. Il y a aussi un mode en ligne, avec des matchs classés en 1v1 ou en équipe, où vous affrontez d’autres joueurs avec votre roster. C’est un mode vraiment sympa, surtout si comme moi vous aimez ouvrir des packs, mais il demande beaucoup d’investissement pour construire une équipe vraiment compétitive. Et forcément, pour aller plus vite, il est toujours possible de sortir la carte bancaire.

imageOn finit avec The Island, qui est probablement le mode qui m’a le moins convaincu. C’est un gros mode multijoueur qui mélange des éléments de mode carrière, de MMO et de monde ouvert. Vous créez votre personnage et rejoignez une faction pour laquelle vous allez vous battre afin de progresser. L’île sert de hub en monde ouvert que vous explorez librement pour affronter d’autres joueurs en temps réel, participer à des événements et accomplir des missions pour faire évoluer votre personnage. Pour ceux qui connaissent le mode The City de NBA 2K, le principe est très similaire. Ici, il y a en plus une dimension scénarisée avec une histoire principale, des cinématiques et des dialogues liés à votre faction.

imageLà aussi, on est sur un mode pensé pour être joué sur la durée. Il faut grinder, et la progression est assez lente. Personnellement, j’aime bien le côté scénarisé avec un personnage créé de toutes pièces, mais je suis beaucoup moins convaincu par l’aspect monde ouvert en multijoueur. Je n’ai pas forcément envie de me balader librement dans une zone de jeu pour chercher des activités dans un jeu de catch. Ce que je veux surtout, c’est enchaîner les combats et gérer mon catcheur ou mon équipe à travers des menus plus classiques.

Maintenant qu’on a parlé du jeu et de ses différents modes, intéressons-nous un peu à l’aspect technique, qui est globalement correct, même si quelques petits couacs rappellent parfois que rien n’est parfait, que ce soit au niveau des bugs ou des problèmes de serveur.

Rien de vraiment dramatique : un tutoriel qui refuse parfois de se valider, quelques collisions étranges qui font rater certaines capacités spéciales, ou encore une IA d’arbitre parfois complètement à côté de la plaque. Tout cela n’entache pas trop l’expérience, mais il faut le noter. En revanche, depuis la sortie, les problèmes de serveur sont fréquents. Il arrive trop souvent de ne pas pouvoir accéder aux modes en ligne parce que les serveurs sont HS, et c’est franchement frustrant.

imageCôté graphismes, je reste un peu sur ma faim. Les catcheurs sont bien modélisés et assez fidèles, même si certaines textures pourraient être plus propres, mais les décors laissent parfois à désirer. Cela se voit surtout en extérieur, où les espaces sont plus grands et les objets plus nombreux, comme dans Mon Ascension. Ce n’est pas moche, mais ce n’est pas non plus digne du haut niveau attendu sur PS5 : les textures manquent de détail et les environnements restent assez plats.

Pareil pour certaines cinématiques. Certes, c’est un jeu de catch, mais on pourrait s’attendre à un show plus impressionnant, avec des séquences un peu plus travaillées techniquement et des personnages moins “robotiques”. Globalement, le jeu reste agréable à l’œil, mais certains éléments auraient mérité plus de soin pour pleinement nous immerger dans l’univers du catch.

J’ai testé la version Monday Night War, qui ajoute plein de catcheurs mythiques comme The Rock (‘99) ou Kane (‘98), ainsi que de nombreux éléments de personnalisation, de l’argent virtuel, et le Season Pass Premium. Et oui, il y a bien un Season Pass, ce que je trouve toujours aussi honteux pour un jeu à 80€. À ce prix-là, on devrait avoir un jeu complet, catcheurs inclus.

imageD’ailleurs, sur Internet, le jeu se fait sévèrement critiquer pour son système de microtransactions et de Season Pass. L’édition dont je vous parle coûte quand même 150€, ce qui me semble complètement démesuré, surtout qu’un nouveau WWE 2K sortira l’année prochaine, comme chaque année.

À part ce gros point noir, je me suis vraiment éclaté sur WWE 2K26. Il y a une quantité incroyable de modes de jeu, et mis à part The Island auquel j’ai moins accroché, j’ai vraiment envie d’y retourner pour avancer sur tous les autres.

Les sensations durant les combats sont dingues. On sent vraiment qu’on fait du catch et pas un autre sport de combat. On joue beaucoup plus sur les techniques et les mouvements spectaculaires, en prenant le temps de frapper tout en devant se protéger. C’est difficile à décrire, mais c’est vraiment unique, et à chaque combat je me sens comme un fou.

imageAprès, tout n’est pas parfait durant les combats. Le système d’endurance, je comprends le principe, mais ne plus pouvoir se protéger aussi longtemps est frustrant, surtout quand on se fait enchaîner sans pouvoir réagir. Et moi qui adore les attaques en courant, je vide ma barre en quelques coups. Autre frustration, les soumissions que je n’ai jamais réussi à appliquer. Même en ciblant toutes les parties du corps de l’adversaire, aucune ne fonctionne.

Pour finir, il faut parler de la bande-son qui est parfaite. Entre gros rock, métal et rap US, c’est un vrai régal pour les oreilles.

Pour une “première expérience” sur ce genre de jeu, je peux dire que je suis satisfait. Tout n’est pas parfait, mais il y a largement de quoi faire et surtout, ce qu’on attend d’un WWE 2K, à savoir des combats intenses avec des règles variées et un roster gigantesque composé des stars d’aujourd’hui mais aussi d’hier. On peut vraiment passer de nombreuses heures à y jouer et pour moi, c’est ce qui compte le plus.

 

 
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WWE 2K26 (PC, PS5, Xbox Series)

Plateformes : PC - Switch - PS5 - Xbox Series

Editeur : 2K Games

Développeur : Visual Concepts

PEGI : 16+

Prix : 79,99 €

Aller sur le site officiel

WWE 2K26 (PC, PS5, Xbox Series)

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