Screamer (PC, PS5, Xbox Series)

 

Publié le Lundi 30 mars 2026 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test Screamer (PC, PS5, Xbox Series)

Dans l'habitacle, personne ne vous entend crier

imageScreamer est l’un des premiers jeux développés par le studio italien Milestone, à l’époque où il s’appelait encore Graffiti. Sorti en 1995, il proposait une conduite typée arcade, drifts en option, et des voitures de type sportives, inspirées par les Ferrari, Porsche et Lamborghini de l’époque…

Milestone a décidé de relancer sa franchise, en lui offrant un côté japanime, notamment parce que le drift est aujourd’hui associé aux beaufs nippons qui pimpent leurs caisses à grands renforts de néons et d’ailerons ridicules, juste pour aller frotter l’asphalte avec leurs pneus jusqu’à ce qu’ils éclatent. Paraît que c’est drôle.

En tout cas, Screamer reprend l’idée d’un jeu simple, sans prise de tête, très typé arcade, avec des bagnoles qui glissent autant qu’elles roulent, le tout dans une sorte de Japon futuriste. 

Vous allez évoluer sur des circuits bordés de bâtiments immenses, sombres, avec des néons clignotants. C’est flashy, pas forcément désagréable au demeurant, il faut bien l’avouer. Esthétiquement parlant, le jeu est plutôt joli, les décors sont réussis et offrent une ambiance un brin rétro-SF pas piqué des vers. C’est un des gros points forts du jeu, il faut bien l’avouer (à part les explosions, un brin dégueulasses).

Idem pour les bagnoles. Inspirées de voitures classiques, mais magnifiées à la sauce Japanime futuriste, on se retrouve avec des bolides racés, improbables, mais au design plutôt réussi.

Le tout est bercé par une musique électro qui participe à l’ambiance, même s’il faut bien avouer qu’au fil du temps, elle casse un brin les couilles. Disons qu’il faut ne pas être allergique à ce style de musique. Ou espérer ne pas le devenir durant le jeu.


imageC’est au niveau du gameplay, et notamment de la conduite, que le jeu a été malheureusement le moins convaincant. Et c’est dommage puisqu’il s’agit quand même de la chose la plus importante au final. Les véhicules glissent. Beaucoup. Beaucoup trop. Qu’on impose un style de conduite arcade, pourquoi pas, mais les développeurs ont sans doute trop abusé des sports d’hiver. On pilote des bagnoles, pas des luges. Résultat, les véhicules ont tendance à chasser du cul pire qu’une cagole sur la rade en plein mois d’été, et on passe pas mal de temps à faire une sorte de slalom pas spécialement volontaire. L’idée de coller aussi la gestion du drift (les roues arrières) sur le stick droit est aussi une mauvaise idée. On s’y fait, certes, au bout d’un moment. Mais l’apprentissage est fastidieux et pas si intéressant que ça. Au final, d’ailleurs, le drift n’est pas spécialement jouissif, même quand on le réussit, la faute à une physique des bagnoles assez lourde.
Mais c’est surtout l’impression de vitesse qui est clairement ratée. Le compteur affiche des 250 à 300 km/h régulièrement et on est très loin de ressentir l’adrénaline inhérente à ces hautes vitesses. 

imageMême quand on utilise le boost : la vitesse est plus importante, mais l’impression toujours aussi molle. A noter qu’en utilisant ce boost, on peut percuter les autres voitures sans dommage, mais que taper un mur signifie exploser. Et quand on dit taper un mur, ça peut être juste l’effleurer. Enfin pas toujours. Ça dépend. De quoi ? On ne sait pas, on n’a toujours pas trouvé.

Pour apprendre à maîtriser correctement la conduite, pas de tutoriel : il faudra en passer par le mode histoire (Tournoi). On y découvrir 5 équipes, venues de 5 continents, qui s’affrontent sur les circuits. C’est Polygon Pictures qui se charge de la narration, façon anime. A grands renforts de phrases pompeuses, de surréactions et de comportements niaiseux comme l’anime japonais aime le faire. Les cinématiques sont sympathiques. Les dialogues sur fond d’image fixe un peu moins, mais si l’idée est bonne, elle reste imparfaite et on ne s’impliquera pas tant que ça dans une histoire qui manque de fond, de forme, et de personnages intéressants. L’histoire avait du potentiel, mais il n’a pas été vraiment exploité.

imageC’est finalement un peu le constat pour tout le jeu : il y a du potentiel. Mais mal exploité. Et pourtant, la base est là : les décors réussis, l’ambiance réussie, beaucoup de modes de jeux (contre-la-montre, courses par équipes, défi score, course personnalisée et j’en passe). 

Mais le gameplay n’est pas à la hauteur, la faute à des choix discutables, une impression de vitesse décevante (et ça, c’est vraiment le pire défaut).

Le jeu n’est pas désagréable, notez bien. Il a quelques atouts. Il pourra peut-être plaire aux amateurs du genre et de ce type d’univers, qui arriveront à passer outre les errances de gameplay. Mais au final, il a été loin de nous convaincre.

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Screamer (PC, PS5, Xbox Series)

Plateformes : PC - PS5 - Xbox Series

Editeur : Milestone

Développeur : Milestone

PEGI : 16+

Prix : 69,99 €

Screamer (PC, PS5, Xbox Series)

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