L'Edito du Dimanche

 

Publié le Dimanche 18 janvier 2026 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

L'Edito du Dimanche

Cot-Cot

imageJe vous en parlais la semaine dernière : la fin du monde est proche. Et nous, coincés entre le Führer du KFC et le Pol Pot du Sibir, on sera au premier rang de l’Apocalypse. Pas même besoin de lunettes 3D, ça va être réaliste de chez réaliste dans not’gueule.

D’un côté, c’est chiant parce que j’aurais quand même bien aimé voir ce qu’aurait donné le film Gremlins 3. D’un autre côté, ça signera la fin de carrière pour Jul. Comme quoi, à quelque chose, malheur est bon, comme le dit l’expression. 

La question ne se pose donc plus de savoir si ça va péter ou non, mais quand. Et si on aura le temps de fêter la Chandeleur. Parce que les crêpes, moi, j’aime bien ça. 

Cela dit…

Même si l’Apocalypse est en retard et attend les beaux jours pour se manifester, pas certain qu’on puisse fêter la Chandeleur tranquillement. Parce que de la farine, on en a. Ça, oui, pas de problème. Le lait, on en a. Ça aussi, y’a pas de souci. Mais les œufs ? On en parle des œufs ? Ça fait trois semaines que je cherche à acheter une malheureuse boîte d’œufs et c’est complètement impossible : tous les rayons des supermarchés sont vides. Mais il se passe quoi, avec les œufs, sérieusement ? On a lancé une mode « mange ta mouillette » sur Tik Tok et tout le monde se gave d’œufs à la coque ? La nouvelle génération est tellement conne qu’elle a confondu « Poulard » et « Poudlard » et ne jure plus que par les omelettes ?

imageNon mais franchement, vous allez arrêter de vous gaver d’œufs et en laisser un peu aux autres ?

Alors j’entends çà et là que l’œuf est devenu la protéine la moins chère, devenant du même coup source de convoitise… tu parles. Je pense surtout que ces saloperies de poules ne font plus aucun effort et se laissent bercer par une existence oisive et paresseuse. 

Avant, on avait des œufs. On collait trente poules dans une cage, on les menaçait avec un flingue et paf, elles nous pondaient des œufs en série. On avait nos crêpes.
Aujourd’hui, avec toutes ces associations qui chouinent pour un rien, on doit faire avec le bien-être animal. Il faut que la poupoule elle ait son petit coussin, qu’on lui passe du Vivaldi, qu’elle aille se dégourdir les gambettes dans les prés et qu’on la nourrisse au ver de terre bio. Résultat, plus de crêpes.

Sans déconner… Y’a rien de plus con qu’une poule. Qu’on fasse des câlins à un bébé mouton avant lui sectionner la jugulaire, passe encore. Qu’on gratouille le flanc d’un bébé vache avant de lui tirer une balle dans le crâne, si ça peut faire plaisir. Ou, si vraiment il faut en arriver-là, qu’on papouille un bébé poulain avant de lui découper la tronche pour en faire des lasagnes, je m’en accommoderai. Mais une poule. Une putain de conne de poule. On n’a jamais vu un cheval bouffer son poulain alors qu’une poule, ça bâffre régulièrement ses œufs. Ça va s’arracher les plumes pour un oui ou pour un non. Ça va se mettre à gueuler sans raison. Et parfois, même, ça vous charge quand vous passez à côté. Je veux dire, je fais 1m80 et un bon quintal. Et y’a Rousette, 35 cm, 2,5 kg, qui se dit « tiens, je vais le charger pour lui faire voir qui est le patron ». 

imageAlors ? C’est pas complètement con, une poule ?

Bref. J’ai 15 jours pour trouver des œufs. Parce que la Chandeleur, c’est sacré dans ma famille. C’est un événement important. Enfin, quand je dis « dans ma famille »… tout le monde s’en fout, en fait. Mais pas moi. Je redeviens croyant à la Chandeleur, moi. Je fais des crêpes. A ma façon. Je m’enferme dans la cuisine, ce qui n’est pas une mince affaire vu que j’ai une cuisine ouverte, et je fais un bon gros saladier de pâte à crêpes. Une fois devant les fourneaux, je fais mes crêpes. En buvant du whisky. Une crêpe, une gorgée. Ce n’est pas ma faute s’il y a plus de crêpes que de gorgées dans une bouteille. 

Enfin, je vous ai déjà raconté l’histoire. Je voudrais bien arrêter, hein. Parce que ça se termine généralement mal, du genre à jouer à Tarzan à poil avec le lustre. Mais que voulez-vous, c’est devenu une tradition, au fil des années. Et on ne va pas contre une tradition…

Donc. Je veux des œufs. Il serait de bon ton que les poules recommencent à se casser le cul. Au sens propre du terme.

Smiley bisou. Cœur. Cœur. Aubergine.

 

 
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